Transformer les impôts
Après la lecture du document de René Montgranier, il est maintenant clair qu'il ne faut pas
simplifier ou réformer l'impôt existant. Il faut partir sur des bases nouvelles.
L'idée de l'impôt est de prendre l'argent là où il est. Cependant, ceci est très difficile - sauf
pour les salariés qui sont alors défavorisés - car il y a trop d'endroits où se trouve l'argent.
Cependant, au lieu de taxer l'argent à la source - ou à la destination -, il peut être taxé là où
il circule. Et il circule uniquement dans des établissements financiers (banques, courtiers, assurance, ...).
Une économie qui ne bouge pas est morte. Une économie en mouvement est vivante. L'économie est
mesurée par sa richesse, et donc par sa contrepartie financière. La somme des mouvements d'argent
est donc caractéristique de la bonne santé de l'économie.
J'introduis - dès que vous m'avez élu président - la taxe automatique sur les
mouvements financiers (TAMF). Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas qu'une taxe
supplémentaire : lisez la suite. Le taux de cette taxe est de 1% sur les débits (dès que vous
achetez quelque chose, 1% de ce montant est pris) et sur les crédits (dès que vous recevez de
l'argent, 1% du montant est pris), ce qui fait que cette taxe vous coûte 2% environ.
D'après le GSIT, qui gère les compensation inter-bancaire, il y a 6000 milliards d'euros qui circulent
en débit et donc autant en crédit. La taxe de 2% (1%+1%) apporterait alors un somme de 120 milliards d'euros
à l'état. Somme à laquelle on peut ajouter la taxe sur les débits ou crédits en France de la balance des
paiements. Cette taxe des flux vers ou de l'étranger pourrait être de 2‰ en sortant et de 1‰ en entrant,
apportant une somme supplémentaire de 25 milliards d'euros (balance des paiements 2005 = 8200 milliards d'euros).
Je propose d'affecter 20 milliards d'Euros aux 7 millions de personnes en-dessous du seuil de
pauvreté. Ceci pour compenser la TAMF en ce qui les concerne et pour augmenter largement leur
pouvoir d'achat.
Je propose d'affecter 10 milliards d'Euros aux 15 millions de personnes qui sont en-dessous de
1.5 SMIC. Ceci pour compenser la TAMF en ce qui les concerne et pour augmenter leur pouvoir
d'achat.
Je propose que la TVA à 19.6% passe à 12%, et la TVA à 5.5% passe à 3%. Ce qui fait que
les prix vont baisser de 6.3% (112/119.6) ou de 2.4% (103/105.5) ! L'Etat prend 2% d'un côté et
redonne 6.3% et 2.4% de l'autre. Cette baisse de TVA coûte au maximum 50 milliards d'Euros pris sur
les 120 milliards de la TAMF.
Je propose une exonération complète des charges pour les créateurs d'entreprise la première
année. Il y a eu 316000 créations en 2005. Avec des charges à 5000 Euros, cela coûte 1.6 milliards
d'Euros, soit une paille sur la TAMF.
Je propose un allègement des charges/taxes diverses des TTPE (très très petite entreprise,
soit <= 3 salariés) afin qu'elles puissent embaucher. 10 milliards d'Euros peuvent être
affectés de la TAMF. Il y avait, en 2005, plus de 650.000 entreprises de cette taille. Si chacune
emploie un salarié supplémentaire, cela fait une bonne taille dans le chômage.
Je propose d'affecter 10 milliards d'Euros pour les sociétés seniors-jeunes de transmission
d'expérience dont le principe peut être retrouvé ici.
Le reste viendra diminuer la dette de l'Etat.
D'où vient cet argent ? Comment se fait-il qu'il n'était pas disponible avant ? En fait, nous
pourrions séparer l'économie en deux parties : une économie de production et de service d'une part ;
une économie financière d'autre part. Cette économie financière est constitué de jeux spéculatifs
complètement improductif. La TAMF ramène une partie de cette économie financière dans l'économie
de production avec les redistributions ci-dessus.
Nous serions alors dans un cercle vertueux de l'économie.
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